Œuvre participative de Sofie Vinet – mai 2020 à janvier 2022
Expo à la médiathèque de Nozay – janvier et février 2022
Au sortir du 1er confinement en mai 2020, alors que les gens se ruent chez leur coiffeureuse, Madame Filosa artiste coiffeuse lance un appel à la population pour la création d’une nouvelle collection.
Il s’agit de garder trace du vivant et de l’énergie de liberté que représente le cheveu. Il a continué de pousser librement pendant le confinement, alors que nous étions contraint.e. s à des restrictions sanitaires et sociales jamais vues à ce jour.
Ainsi, Madame Filosa, lors des 1er et 2nd confinements en mai et novembre 2020, puis pendant le 3ème confinement en avril 2021, reçoit les habitants dans son atelier, coupe leurs cheveux, en fait une pelote qu’elle confine dans un bocal. Chaque bocal est numéroté et nommé.
3 collections – 3 confinements – 3 bibliothèques – 3 installations : chaque collection est nourrie de l’expression des participant.e.s.
Collection 2
Bibliothèque 2 : H 197 cm x L 90 cm x P 34 cm – 91 bocaux fermés par un couvercle en tissu fleuri en référence aux masques tissu réalisés par des citoyennes en réponse à la pénurie de masques médicaux.
La rosace du ruban de mots : 160 cm de diamètre, 61 m de ruban portant les mots des figurin.e.s, épinglé en rosace sur carton plume.
Ayant remarqué, lors de la 1ère collection de pelotes, qu’il était difficile pour certain.e.s d’écrire une lettre, je demande cette fois, seulement deux mots, à chaud, directement après la coupe, à l’atelier. Un mot pour le vécu pendant ce 2nd confinement, un autre pour celui à l’atelier, pendant cette coupe salvatrice. Écriture sur des bandes de tissus fleuris, restes des coupons de tissu ayant servi pour la confection des peignoirs fleuris de Madame Filosa.
Des ateliers de couture avec des figurines ont suivi pour m’aider à relier les bandes de tissus fleuris, pour découper les couvercles fleuris des 91 bocaux renfermant les pelotes confinées.
Parmi les bocaux aux pelotes, certains renferment des baies d’aubépine. L’aubépine était en fleur pendant le 1er confinement en mars 2020. J’en avait cueilli et confiné en bocaux. J’ai fait la même chose lors du 2nd confinement en octobre 2020, cette fois ci avec les fruits. Les bocaux sont placés parmi les pelotes confinées. L’aubépine est la plante du cœur tant pour la circulation sanguine que pour le bien-être psychique. Cette plante devient ici le symbole du soin pour les personnes ayant souffert pendant les confinements.
