Dans ma pratique j’ai toujours lié le geste plastique et celui de l’écriture.
Il est donc naturel que dans mes ateliers d’écriture avec des groupes d’adultes, l’écriture s’associe avec la gestuelle pour écrire en grand par exemple ou pour colorer des univers propres aux participant.e.s.
L’écriture ne sort pas de limbes vaporeux, elle est le résultat de l’observation d’une émotion, d’un ressenti lors d’une activité pastel par exemple, auprès d’un objet cher à la personne ou lors d’un travail sur le portrait de la personne dans un lieu qu’elle affectionne.
Mes ateliers d’écriture ne sont pas statiques, nous y sommes dans le mouvement et la création.
Écrire son prénom en grand, une intention et un geste pas naturel, un risque à prendre, un autre regard porté sur soi et son prénom. C’est oser s’affirmer, c’est prendre une place importante sur le papier et dans le groupe.
Raconter son prénom c’est fouiller dans son histoire, réveiller les souvenirs, risquer d’approcher les secrets familiaux. C’est prendre sa place dans la lignée familiale.
L’écrire en gros et le remplir de ses mots, c’est laisser l’espace te le temps nous nourrir, c’est réconcilier l’hier et l’aujourd’hui.
Atelier d’écriture, Saint-Nazaire (44) – 2008
